Vous êtes ici : Accueil /Tourisme / Patrimoine touristique

  • print
  • pdf

Tourisme à Lacave : le patrimoine de la commune

salle des mirages des grottes de Lacave : la ville engloutie
Salle des mirages : la ville engloutie

Les Grottes de Lacave

Depuis le début du siècle, le village de LACAVE reçoit un nombre toujours croissant de touristes venant visiter les grottes à concrétions découvertes en 1902 par ARMAND VIRE.

On gagne le centre de ce monde souterrain par un train électrique. La visite des 12 salles, représentant 1,6 Km de galeries ouvertes au public, commence à la salle du chaos, on atteint ensuite la Tarasque, une cascade de stalactites, où une roche évoque la forme d'un animal fabuleux, tapi au bord de l'eau. On traverse ensuite le couloir des neiges, la salle des trois parques, puis se terminant en cul-de-sac, la salle de la vierge renferme une statuette naturelle représentant une vierge a l'enfant et appelée bien sûr Notre-Dame de Lacave.

De l'autre côté du chaos, passé la salle du grand dôme au plafond haut de 60 m, les lacs souterrains se font plus nombreux, les concrétions prennent des formes de plus en plus curieuses. Au pied d'une étrange colonne aux pattes d'araignée semble reposer un crâne; la salle des mirages offre le saisissant spectacle d'une ville engloutie, en fait le reflet du plafond dans l'eau pure des gours.

Enfin on découvrira le plus grand trésor des grottes de Lacave : la salle des merveilles qui, sur 2000 m2, offre des concrétions se développant dans tous les sens, excentriques, de couleur blanche. Ces concrétions semblent autant de diamants sous les effets de la lumière noire, éclairage ultra-violet rendant phosphorescentes les concrétions vivantes tandis que la paroi disparaît dans l'obscurité. Seuls les yeux peuvent englober l'extraordinaire féerie de ce monde des abîmes.

Renseignements :

Vers le haut

Château de Belcastel, à Lacave dans le Lot

Château de Belcastel

Le bourg, blotti contre une colline à l'entrée des grottes, est dominé sur l'autre versant par le château de Belcastel.

Construit vers 930 par Adhémar des Echelles, vicomte de Turenne, et plusieurs fois rebâti, il s'élève sur un éperon rocheux dominant le Confluent de l'Ouysse et de la Dordogne.

C'est un grand corps de logis rectangulaires ajouré de fenêtres à meneaux dont la façade est coupée d'une tour ronde engagée.

Le château ne conserve de sa fondation moyen-âgeuse qu'une partie du corps de logis, le donjon et la chapelle.

Vers le haut

Eglise de Meyraguet, à Lacave dans le Lot

L'Église ST-GEORGES DE MEYRAGUET

L'église est un petit sanctuaire à nef restaurée, accompagnée de chapelles à voûtes surbaissées.
La façade présente, sous un pignon moderne, une grande partie de l'ancien mur dans lequel s'ouvre une belle porte romane.

Comme la plupart des Sanctuaires dignes d'intérêt, l'Eglise de Meyraguet est l'œuvre de plusieurs époques.
---

  1. Les Parties basses de la Nef paraissent remonter au XII° siècle et ont été conservées lors de la Reconstruction de l'Eglise au début du XIV° siècle.
  2. En 1300, époque ou les Rouffillac élevaient le fort de la Treyne, reconstruction de la nef avec du gros appareil (même matériau qu'à la tour de la Treyne).
  3. Le TRANSEPT et le choeur sont l'œuvre du chevalier Annel de Cluzel, dont on voit les armes aux clés de voûte.

Il fit ménager dans un des contreforts du Transept une Lanterne des Morts destinée à réclamer aux vivants l'Aumône d'une prière pour ceux qui reposaient autour de l'Eglise.

Sous le sanctuaire il fit creuser un caveau ou les membres de sa famille ont été enterrés jusqu'à la révolution. La pierre tombale qui fermait l'entrée du caveau, au milieu du Transept, le représente couché dans l'attitude d'un homme qui se recueille les mains appliquées l'une contre l'autre : à ses pieds, un Lion supportant ses armes. (Cette pierre est aujourd'hui dans la chapelle de la Sainte Vierge).

En 1619 les habitants de la Treyne n'étaient plus les Du CLUZEL mais les DE LA RAMIERE qui avaient choisi la Religion Réformée. Gabriel LASCOUX, Curé de Meyraguet se conformant à un édit de Louis XIII interdisant la sépulture des Prostestants dans les églises Catholiques, refusa l'entrée de l'Eglise à la dépouille mortelle de Jean DE LA RAMIERE.

Les enfants de la Ramière firent alors pratiquer une brèche dans le mur extérieur de l'Eglise pour aller déposer pendant la nuit, le corps de leur père dans le tombeau de sa famille.

A la suite de ce fait, l'Evêque de Cahors interdit l'Eglise, qui plus tard sera purifiée, avant d'être rendue au Culte. (Mais Jean De La Ramière ne sortit pas du tombeau ou il avait été enseveli).

En 1711, Marie De La Ramière qui avait épousé Jean de Cardaillac, dote l'Eglise d'une cloche sur laquelle on lit leurs noms. Sur l'autre, on voit ceux de Gabriel et d'Anne de Cardaillac en 1887.
En 1886, le descendant d'Annel du Cluzel fit construire les voûtes de la partie bâtie par les Rouffillac en 1300, et dota le transept de deux autels de marbre. (Anne de Lombarterie, Marquise de Cardaillac)

* Ces détails historiques, ces précisions chronologiques correspondent
à un numéro du Bulletin de la Société des Études du Lot.
CF... Juillet, Septembre 1956 TOME 3.

Vers le haut